Ce règlement s'applique à toute épreuve,
compétition ou manifestation à caractère
sportif, se déroulant en tout ou partie sur une voie ouverte
à la circulation publique, donnant lieu ou non à
classement et (ou) prise de temps, soit en fonction de la plus
grande vitesse réalisée, soit d'une moyenne imposée
sur une partie quelconque du parcours. Ces organisations peuvent
avoir lieu sur un parcours en boucle ou circuit, de ville à
ville, ou par étapes.
Tout organisateur d'une épreuve cycliste sur la voie publique
doit avoir présent à l'esprit que la sécurité
est prioritaire, aussi bien pour les compétiteurs que pour
les spectateurs et l'environnement. Il doit prendre, en conséquence,
toutes les mesures nécessaires pour assurer cette sécurité.
Pour cela, il doit en tenir compte dans la conception de son organisation.
Organiser une épreuve cycliste est une action sérieuse
et responsable où tout doit être étudié,
reconnu et déterminé minutieusement, tant sur les
détails du parcours que sur les aménagements techniques,
du départ jusqu'à l'arrivée.La Fédération
Française de Cyclisme étant fédération
délégataire, elle est la seule à pouvoir
faire disputer des épreuves attribuant des titres de "champion
de France". Elle est seule habilitée à faire
disputer des épreuves ouvertes aux coureurs titulaires
d'une licence "élite", ayant un contrat de travail
avec un groupe sportif déclaré auprès de
la Fédération internationale de tutelle (Union Cycliste
Internationale).
Les fédérations affinitaires agrées organisent
- y compris en aménageant leurs règlements sportifs
fédéraux - les championnats départementaux,
régionaux et nationaux de leurs sociétaires en précisant
"championnat départemental, régional ou national
de la fédération concernée".

2.
Autorisation administrative
2.1 Délais
Toutes les épreuves cyclistes devront être soumises
à autorisation de la part des préfectures, quel
que soit le nombre de participants. Chaque demande d'autorisation
d'organiser devra être déposée, au moins six
semaines avant la date d'organisation, dans le cas d'une épreuve
se disputant sur un seul département, trois mois avant
la date d'organisation dans le cas d'une épreuve traversant
plusieurs départements.
2.2 Parcours
Un plan détaillé des sites de départ et d'arrivée,
ainsi que l'itinéraire précis du parcours emprunté
devront être joints aux documents remis en préfecture.
2.3 Nombre de participants
Toutes les compétitions cyclistes devront être soumises
à autorisation de la part des organisateurs, quel que soit
le nombre de participants. Il est précisé que, sauf
dans le cas des épreuves " cyclo-sportives ",
dont certaines peuvent regrouper plusieurs milliers de participants,
ce nombre ne peut pas excéder 200.
2.4 Signaleurs
Si l'épreuve bénéficie d'une priorité
de passage et conformément aux dispositions :
- du décret n° 92-754 du 3 août 1992,
- de l'arrêté du 26 août 1992,
- de la circulaire ministérielle NOR/INT/D/92/00284/C du
8 octobre 1992,
- de la circulaire ministérielle NOR/INT/D/93/00158/C du
22 juillet 1993,
la présence de signaleurs doit être prévue
sur l'ensemble des points stratégiques du parcours et notamment
aux endroits où il faut rendre la course prioritaire. Leur
emplacement doit être matérialisé sur le descriptif
du parcours.
2.5 Priorité de passage
L'autorisation d'organiser n'implique pas d'accorder systématiquement
la priorité de passage aux épreuves qui ne bénéficient
pas de l'usage privatif de la route.
3. Signalisation et protection du parcours
3.1 Signalisation
La signalisation du parcours doit être efficace et très
lisible pour tous les participants de l'épreuve. Elle doit
désigner la direction à prendre, sans ambiguïté
et sans qu'elle génère la moindre hésitation
de la part des concurrents et suiveurs. Le fléchage ou
le marquage au sol sera effectué de façon réglementaire
(emploi de peinture blanche interdite) conformément aux
dispositions de l'instruction interministérielle sur la
signalisation routière du 30 octobre 1973 (chapitre VI,
article 118-7 : marquage de la chaussée par des tiers).
Les marquages seront de couleur jaune et devront avoir disparu
soit naturellement, soit par les soins des organisateurs, 24 heures
après l'épreuve.
Les différents points stratégiques du parcours pourront
également être matérialisés par un
affichage par panneaux ou à l'aide d'un drapeau jaune.
3.2 Protection
Pour assurer la protection de passage dans les carrefours où
il faut rendre la course prioritaire, il sera mis en place, entre
autre, des moyens matériels, barrières de type K2,
et des moyens humains, des signaleurs équipés de
piquets mobiles (vert - rouge) de type K 10.
La zone d'arrivée serra protégée, de part
et d'autre de la chaussée (et sur une distance convenable)
par des barrières de protection assemblées, voire
des cordages tendus par des piquets.
3.3 Obstacles
L'organisateur doit signaler oralement aux concurrents, avant
le départ de la course (lors de l'appel des coureurs),
tout obstacle qu'il peut raisonnablement connaître ou
prévoir et qui représente un risque réel
pour la sécurité des coureurs ou des suiveurs.
Ainsi l'organisateur signalera en amont, à une distance
suffisante, les rétrécissements soudains de la
route en créant un rétrécissement graduel
par des moyens adéquats et de couleur voyante.

4. Sécurité des compétiteurs
et du public
4.1 Affiliation et assurance
Chaque compétiteur doit être engagé régulièrement.
C'est à dire qu'il doit être titulaire d'une licence
en cours de validité, délivrée par sa fédération
sportive. Cette licence délivrée par un club implique
:
- que le compétiteur ait satisfait à un examen médical
de non contre indication à la pratique du cyclisme de compétition,
conformément aux dispositions en vigueur;
- que le compétiteur connaisse les garanties contractuelles
et optionnelles offertes par l'assurance souscrite en même
temps que la demande de licence.
Chaque organisateur doit solliciter une assurance "responsabilité
civile" couvrant les risques encourus par les participants
et l'ensemble des personnes associées à l'organisation.
Si les règlements particuliers de la fédération
organisatrice le permettent, chaque compétiteur non-licencié
doit présenter, au départ d'une épreuve autorisant
ce type de participation, un certificat médical de non
contre indication à la pratique du cyclisme de compétition
(ou sa photocopie certifiée conforme par l'intéressé),
datant de moins d'un an, conformément au décret
n° 87-473 du 1er juillet 1987. Chaque compétiteur non-licencié
doit être assuré en "individuelle". L'organisateur
doit obligatoirement proposer une assurance individuelle à
l'intention de ces compétiteurs non licenciés.
4.2 Port du casque
Le port du casque rigide, homologué en conformité
avec les différentes normes officielles de sécurité
en vigueur, est obligatoire pour tous les compétiteurs
dans toutes les épreuves. Cependant, les épreuves
françaises des classes 1 à 4 et sont soumises à
des dispositions particulières prévues par l'article
1.3.031 des règlements de l'Union Cycliste Internationale
(partie organisation générale du sport cycliste).
4.3 Structures de secours
Pour toutes les épreuves, un dispositif prévisionnel
de secours proposé par l'organisateur et apprécié
par les services compétents doit être mis en place.
Les dispositions relatives à cette structure seront fonction
de l'importance de la manifestation et de la nature du parcours.
Le tableau ci-dessous précise la nature du dispositif à
mettre en place selon la nature de l'épreuve.
Moyens à mettre en place Nature de l'épreuve
Circuit inférieur ou égal à 10 km Circuit
supérieur ou égal à 10 km Ville à
ville ou par étapes
Signaleurs statiques ou à moto aux points stratégiques
où il faut rendre l'épreuve prioritaire OUI OUI
OUI
Deux secouristes titulaires de l'AFPS (1) OUI OUI OUI
Ambulance NON OUI OUI
Médecin NON Joignable et disponible à tout moment
OUI
Dispositif de secours (2) OUI OUI NON
1 : ces deux secouristes doivent être titulaires de l'attestation
de formation aux premiers secours.
2 : un local ou un lieu matérialisé (véhicule
sanitaire) avec un brancard, des couvertures et des trousses de
secours pour assurer les premiers soins, par les deux secouristes,
mentionnés ci-dessus.
· Les dispositions ci-dessus s'appliquent à toutes
les formes de compétition se disputant sur la voie publique
et notamment les épreuves de cyclo-cross et de VTT. Dans
l'hypothèse d'une épreuve disputée dans une
enceinte ne relevant pas du domaine public, il convient d'appliquer
les mêmes dispositions.
· Pour les épreuves cyclosportives, deux ambulances
doivent être intégrées aux structures de l'épreuve
et la présence d'un médecin est obligatoire (2 à
partir de 150 participants). Un centre de secours doit pouvoir
être joint à tout moment par le (ou les) médecin(s).
· Dans tous les cas, l'organisation des secours d'urgence
devra être prévue selon les dispositions de la loi
n° 86-11 du 6 janvier 1986 et du décret n° 87-1005
du 16 décembre 1987.
L'article 2 du titre II de la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986
traite de l'aide médicale urgente. Il précise que
"L'aide médicale urgente a pour objet, en relation
notamment avec les dispositifs communaux et départementaux
d'organisation des secours, de faire assurer aux malades, blessés
et parturientes (femmes qui accouchent), en quelque endroit qu'ils
se trouvent, les soins d'urgence appropriés à leur
état."
Le décret n° 87-1005 du 16 décembre 1987 précise
dans son article 5 du chapitre I (Mission des unités participant
au service d'aide médicale urgente appelées SAMU)
: "Les SAMU peuvent participer à la couverture médicale
des grands rassemblements suivant les modalités arrêtées
par les autorités de police concernées."
Compte tenu de la diversité des épreuves cyclistes
organisées sur la voie publique et de la difficulté
d'établir un principe général en matière
de dispositif prévisionnel de secours, la structure à
mettre en place doit être adaptée à l'importance
de l'épreuve et à la nature du parcours.

5.1 Dans tous les cas
Lorsqu'une épreuve se déroule sur des voies ouvertes
à la circulation publique, le code de la route doit être
impérativement respecté par l'ensemble des concurrents
et des accompagnateurs.
Les organisateurs doivent mettre à l'avant de la course,
une voiture "pilote" qui assurera le rôle d'ouverture
de course". Elle sera équipée d'une plaque
portant l'inscription très lisible : "Attention course
cycliste". Elle circulera plusieurs centaines de mètres
à l'avant des coureurs. Ses feux de croisement et de détresse
seront allumés. Ce véhicule pourra être équipé
d'un gyrophare lorsqu'il précédera un groupe de
plus de 10 cyclistes.
Des motocyclistes, spécialement prévus à
cet effet, pourront l'accompagner et d'autres pourront assurer
la protection des différents groupes de coureurs. Toute
intervention d'une association spécialisée dans
ce domaine devra faire l'objet d'une convention préalable
entre celle-ci et le club organisateur, afin de préciser
les rôles de chacun.
Les véhicules (officiels et techniques), prévus
pour suivre la manifestation, circuleront avec leurs feux de croisement
allumés.
Les véhicules médicalisés et/ou l'ambulance
seront placés derrière le groupe le plus important
et, une voiture, dite "voiture balai" suivra le dernier
concurrent. A l'arrière de ce véhicule, un panneau
portant l'inscription très lisible, "Fin de course",
indique alors au service d'ordre et au public, la fin du passage
(ou la fin de l'épreuve).
Les différents véhicules seront reliés entre
eux avec l'organisateur et avec le service d'ordre, par une liaison
radio, afin de faire face à toutes les éventualités.
5.2 Courses disputées sur un circuit d'une distance inférieure
ou égale à 3 kilomètres
Pour ces épreuves, le dispositif d'accompagnement sera
réduit (un véhicule à l'avant et un à
l'arrière). Ces épreuves nécessitent néanmoins
un dispositif prévisionnel de secours et une liaison
entre les différents points stratégiques.
5.3
Courses nocturnes ou semi-nocturnes
Elles
doivent obligatoirement se dérouler sur un circuit fermé
à toute circulation. L'éclairage (sans zone d'ombre)
doit être efficace sur la totalité du parcours.
La durée probable d'utilisation de la voie publique sera
mentionnée lors de la demande d'autorisation, en ajoutant
à celle-ci un délai minimum de 30 minutes avant
et après l'arrivée.
5.4 Epreuves cyclo-sportives
Ces
épreuves de masse se déroulent de ville à
ville et sont ouvertes à tous, licenciés et non-licenciés.
En fonction du nombre de participants, qui peut atteindre plusieurs
milliers dans certains cas, le départ pourra être
donné en plusieurs groupes. La durée d'utilisation
de la voie publique sera régulée en jouant sur la
distance et sur la moyenne horaire minimum imposée à
la voiture balai (entre 18 et 22 km/h, selon le profil et la distance)
; les participants dépassés par la voiture sont
automatiquement mis hors épreuve par retrait du dossard
ou de la plaque d'identification.
6.
Dispositions concernant les signaleurs
6.1 Statut
Les
signaleurs sont des bénévoles majeurs, titulaires
du permis de conduire en cours de validité. Il est en effet
indispensable d'avoir une bonne connaissance des règles
et de la pratique de la circulation routière pour faire
utilement respecter une priorité de passage ou signaler
aux autres usagers de la route, une épreuve cycliste. Ils
ont mission d'informer les autres usagers de la route de la priorité
de passage accordée à l'épreuve.
6.2 Agrément
Il
est laissé le soin aux organisateurs de présenter
à l'agrément du préfet et sous leur responsabilité,
des personnes dont ils se seront assurés qu'elles sont
dignes de confiance. Le préfet sera en mesure d'accorder
l'agrément au vu de la lettre de présentation datée
et signée par les organisateurs, comportant les noms, prénoms,
âge, adresse et numéro de permis de conduire des
postulants. Le fait de faire figurer les noms de ces personnes
sur l'arrêté d'autorisation vaudra agrément.
Les clubs organisateurs auront la possibilité d'établir
une liste annuelle de signaleurs potentiels à partir desquelles
ils proposeront des signaleurs pour une épreuve précise.
Néanmoins, dans la grande majorité des cas, la présentation
des signaleurs se fera pour une épreuve déterminée.
Afin de permettre aux services préfectoraux de prendre
l'arrêté d'autorisation dans de bonnes conditions,
l'organisateur devra déposer la liste des noms des signaleurs,
3 semaines avant la date de l'épreuve.
L'agrément accordé aux signaleurs peut leur être
retiré s'il apparaît qu'ils ne se sont pas conformés
à l'exercice de la mission qui est la leur.
6.3 Equipement
Les
signaleurs doivent être identifiables au moyen d'un brassard
ou d'une chasuble, marqués "course". Ils doivent
être porteurs, individuellement, d'une copie de l'arrêté
préfectoral autorisant l'épreuve.
Les signaleurs doivent utiliser des piquets mobiles à deux
faces de modèle K10 (un par signaleur). Ces piquets, qui
comportent une face rouge et une face verte, permettent donc aux
usagers de savoir si la route est libre ou non.
En outre, des barrières de type K2, pré signalées,
sur la quelle l'indication "course cycliste" sera inscrite,
pourront être utilisées, par exemple lorsqu'un signaleur
"couvre" un carrefour à plusieurs voies.
Les équipements mis en place devront être présents,
un quart d'heure au moins, une demi-heure au plus, avant l'heure
de passage théorique de l'épreuve. Ils seront retirés
au plus tard un quart d'heure après le passage du véhicule
annonçant la fin de la course (voiture balai).
6.4
Rôle
Dès
lors que la priorité de passage est accordée à
une course cycliste, les signaleurs facilitent le déroulement
de l'épreuve. Leur mission consiste à prévenir
les autres usagers de la route de la priorité de passage
de la course. Ils peuvent stopper momentanément la circulation
chaque fois que cela est nécessaire.
Ils ne disposent pas de pouvoirs de police, notamment de pouvoir
d'injonction, à l'égard des usagers qui ne respecteraient
pas la priorité. Par contre, ils doivent rendre compte
au plus tôt et avec le plus de précision possible
de tout incident à l'officier de police judiciaire le plus
proche, présent sur la course.
Les signaleurs mis en place devront être présents,
un quart d'heure au moins, une demi-heure au plus, avant l'heure
de passage théorique de la course.
6.5 Nombre
Le
nombre de signaleurs nécessaire au bon déroulement
d'une épreuve est proposé par l'organisateur et
validé par les services préfectoraux, en liaison
avec l'organisateur. L'importance de l'épreuve considérée
est jugée, eu égard, notamment au nombre de participants,
à la présence d'un public nombreux, à l'encombrement
de la voie publique qu'elle engendre, à sa date de déroulement,
au lieu où elle se déroule.
Un nombre excessif de signaleurs exigés, de l'ordre de
plusieurs dizaines pour un circuit très local, se traduirait
effectivement par une mise en place difficile sur le terrain,
voire par l'impossibilité matérielle, pour l'organisateur,
de présenter ces signaleurs en nombre suffisant.
6.6 Mobilité
Conformément
aux circulaires du Ministre de l'Intérieur du 8 octobre
1992 (NOR/INT/D/92/00284/C) et 22 juillet 1993 (NOR/INT/D/93/00158/C),
dans le cas des épreuves en ligne ou par étapes,
les signaleurs pourront être véhiculés d'un
point à un autre du parcours, après passage des
participants, dans des conditions qui permettent d'assurer sans
discontinuité la sécurité sur l'ensemble
du parcours. Les signaleurs à pied pourront être
remplacés par des signaleurs à moto qui se déplaceront
au fur et à mesure de la progression de l'épreuve.
6.7 Cas particulier des courses bénéficiant de l'usage
privatif des voies publiques
Ces
courses bénéficiant d'une présence importante
des forces de l'ordre, il ne devrait être fait appel aux
signaleurs que dans des cas particuliers et exceptionnels. En
outre, dans ces cas, les signaleurs ne devraient être
mis en place que sur les points les moins dangereux de l'épreuve.
En ce qui concerne les grandes épreuves telles que le
Tour de France, la présence de signaleurs est à
proscrire impérativement.